Mon Ado a de mauvaises notes : comment l’aider ?

Auteurs invités :

Maude, pro­fes­seur particulier

Mon ado a de mau­vaises notes, que faire ?” : de nom­breux parents se posent cette ques­tion. Com­ment abor­der serei­ne­ment la ques­tion des résul­tats sco­laires médiocres de votre collégien ?

Cer­tains parents sont très exi­geants et donnent une puni­tion quand leur ado a de mau­vaises notes. D’autres sont plus laxistes et laissent s’installer l’échec sco­laire. Il n’y a pas de réponse unique, sim­ple­ment des parents qui se ques­tionnent et qui cherchent leur place.

Dans cet article, toi, parent, tu vas voir com­ment réagir à une mau­vaise note d’un ado ou à un échec sco­laire. Et, je l’es­père, trou­ver des pistes pour l’aider dans ses appren­tis­sages sco­laires en fonc­tion du problème.

Tu te demandes peut-être qui je suis, et pour­quoi je pré­tends pou­voir t’aider ?

Je m’appelle Maude et j’ai été assis­tante d’éducation (pionne 😉 ) dans 5 col­lèges dif­fé­rents, en ban­lieue comme à la cam­pagne. Prof par­ti­cu­lier depuis 10 ans, je n’ai jamais arrê­té de côtoyer les ado­les­cents (et leurs parents), et éga­le­ment les dif­fi­cul­tés sco­laires.

Le texte est un peu long, n’hésite pas à consul­ter le menu pour aller droit au but.

Problème n°1 : “Mon adolescent a eu une mauvaise note isolée” 

La situation

Ton ado­les­cent est très sco­laire (avouons-le, c’est plus simple 😉 ). Un soir, il rentre de l’école l’air un peu penaud. Il a quelque chose à te dire, tu le sens. Fina­le­ment, au moment du repas, les langues se délient. 

Ado­les­cent : “Papa, j’ai eu un 4 en maths.”

Père : OPTION 1 : “Mais c’est pas pos­sible ! Qu’est-ce qu’on va faire de toi ? Tu vas pas deve­nir comme Bas­tien (le voi­sin cancre) quand même. Avec ta mère, on se saigne aux quatre veines pour te per­mettre de res­ter au lycée… [et bla­bla­bla]. On en avait déjà par­lé quand tu avais eu ton 5 en fran­çais il y a quelques mois : tu seras puni de console et de por­table pour toute la semaine. Et pas de sor­tie ce week-end. Le foot ? Tu peux faire une croix dessus.” 

Père : OPTION 2 : “Qu’est-ce qui s’est pas­sé ? Qu’est-ce que tu en penses, toi ? Tu as com­pris tes erreurs ? Le prof, qu’est-ce qu’il a dit ?” 

Cette conver­sa­tion fic­tive, un peu exa­gé­rée, est pour­tant le quo­ti­dien de nom­breux ado­les­cents qui vivent sous la pres­sion per­ma­nente de la réus­site sco­laire. Dès qu’ils rentrent de l’école, leurs parents leur sautent des­sus pour leur deman­der s’ils ont eu des éva­lua­tions, s’ils ont des devoirs et quelles sont leurs notes.

Comment réagir en utilisant la pédagogie positive ?

Ton ado­les­cent est un être humain et une boule d’hormones. Et, qui plus est, fra­gile. Il a besoin de se sen­tir sou­te­nu. Ton ado a de mau­vaises notes de temps en temps, mais ça ne fait pas de lui quelqu’un de mau­vais, de nul. 

Don­ner une puni­tion pour un contrôle raté ? Mau­vaise idée. Cela pour­rait créer des ten­sions dans la famille et bra­quer ton ado. Il se sent cer­tai­ne­ment déjà très mal de n’avoir pas réus­si. Res­tez alliés !

Demande-lui s’il se sent stres­sé par l’école, s’il a des pro­blèmes pour orga­ni­ser son temps. Dans tous les cas, n’hésite pas à lire ce pas­sage rédi­gé par Carole (qui m’accueille aujourd’hui sur son blog) pour com­prendre pour­quoi l’aider à trou­ver sa propre orga­ni­sa­tion est essen­tiel pour évi­ter le découragement.

Problème n°2 : “Les résultats scolaires de mon fils ou ma fille sont en baisse”

La situation

Ta fille avait 14 de moyenne l’année der­nière. Depuis son entrée en 4ème, c’est la catas­trophe. Les notes chutent, son com­por­te­ment se dégrade. Les profs ne sont pas satis­faits et tu te sens accu­lé par l’équipe péda­go­gique (les profs) et l’équipe édu­ca­tive (les CPE). Il FAUT que tu trouves une solu­tion rapidement. 

Parents : “Bon, écoute, il faut vrai­ment que l’on parle de tes notes et de ton comportement.” 

Ado­les­cente : Lais­sez-moi tran­quille, j’ai pas envie. De toute façon je fais ce que je veux, c’est ma vie, pas la vôtre. Et puis l’école, ça m’soule. Je veux être libre.” 

QUE FAIRE ?

Parents : OPTION 1. “La solu­tion va être très simple. Si tu ne remontes pas tes notes immé­dia­te­ment, on va envi­sa­ger de te mettre à l’internat / de te punir / etc.”

Parents : OPTION 2. “Il va vrai­ment fal­loir qu’on en parle. Nous avons peur pour ton ave­nir. Nous avons envie de t’aider, trou­ver ensemble des solu­tions. Bien enten­du, c’est ta vie. Si tu ne sou­haites pas en par­ler, nous allons prendre une déci­sion pro­vi­soire pour le moment : nous allons t’aider et suivre tes devoirs / faire appel à un prof par­ti­cu­lier / t’inscrire à l’aide aux devoirs. Dans quelques semaines, tu vou­dras peut-être en dis­cu­ter et trou­ver celle qui te cor­res­pond vraiment.” 

La liber­té dont tu parles, tu l’ob­tien­dras avec des résul­tats sco­laires conve­nables qui te per­met­tront de choi­sir ton orientation.”

Ton ado a de mau­vaises notes, la pre­mière étape est de t’assu­rer qu’il n’y a pas une cause “grave” à cette chute des résul­tats (trau­ma­tisme, mal-être, dépres­sion, peine d’amour, har­cè­le­ment sco­laire, pro­blèmes hor­mo­naux, consom­ma­tion de can­na­bis, etc.). Ensuite, le mieux est peut-être d’épauler ton ado­les­cente ou adolescent.

Dans la seconde par­tie du col­lège (4eme, 3eme), les pré-ados ont leur corps qui se trans­forme et c’est dif­fi­cile d’avoir une bonne image de soi. Leurs atti­tudes aus­si changent. C’est l’époque des pre­miers amours, des moque­ries aus­si. Ils sont très occu­pés sur le plan social et la réus­site sco­laire n’est pas tou­jours leur priorité.

Ils entrent éga­le­ment dans un nou­veau cycle d’apprentissage, celui de la syn­thé­ti­sa­tion, de l’analyse. Jusqu’en 6ème – milieu de 5ème, les élèves apprennent leurs leçons (par coeur sou­vent) et réin­ves­tissent peu leurs connais­sances dans d’autres contextes. Mais voi­là Pytha­gore et Tha­lès qui débarquent, les para­graphes argu­men­ta­tifs dans les matières lit­té­raires et les méthodes.

Comment réagir ?

Quand ton ado­les­cent a de nou­veaux com­por­te­ments qui ne te plaisent pas, il montre qu’il a besoin de limites (posi­tives et ration­nelles) et/ou d’attention. Face à une baisse sou­daine des notes au col­lège, tu dois agir vite et en finesse pour lui ouvrir les yeux et l’accompagner. S’il le faut, prend ren­dez-vous avec le col­lège. Les pro­fes­seurs connaissent ton enfant sous un autre angle. 

Il est pri­mor­dial de lui par­ler, d’enga­ger le dia­logue et de trou­ver une solu­tion qui lui cor­res­pond. La réac­tion de nom­breux parents ? Crier, punir et ten­ter de contrô­ler. Tu sais quoi ? C’est natu­rel et ça arrive à tout le monde. Je t’invite à lire l’article de Carole sur les clés de l’éducation. Mettre en oeuvre la modé­ra­tion, l’indulgence et la fer­me­té per­met de fixer les limites dont il a besoin tout en fai­sant appel à sa raison.

Sur­tout, ne laisse pas ces nou­veaux pro­blèmes sco­laires s’installer, d’autant qu’avant il n’y en avait pas. Trouve le problème : 

Je te le dis par expé­rience : quand tu for­mules ton pro­blème : “Mon ado a de mau­vaises notes, com­ment l’aider ?”, tu fais un pre­mier pas pour t’intéresser à lui. Il se sent aimé, épau­lé, impor­tant. De quoi a‑t-il besoin de plus que d’amour ?

Problème n°3 : “Mon adolescent est nul en maths… comme moi et sa grand-mère”

La situation

“Les chiens ne font pas des chats”. 

“La pomme ne tombe jamais loin de l’arbre”. 

Vrai­ment ?

Ado­les­cent : “Je ne vais pas y arri­ver. De toute façon, je suis trop nul en maths, comme mon père et toute ma famille. 

Sur­veillante : Et tu penses que c’est héréditaire ? 

Ado­les­cent : Ben oui !

Sur­veillante : Regarde Lucie et Vio­laine, les jumelles de ta classe. Vio­laine est très lit­té­raire, Lucie pas du tout. Pour­tant, elles ont les mêmes parents, et les mêmes gènes.

On ne s’en rend pas compte, quand on est parent, à quel point nos paroles et nos actes influent sur les croyances de nos enfants. Ils sont encore à un âge où ils sont naïfs et céré­bra­le­ment imma­tures. Nous, parents, entre­te­nons ce mythe de la filia­tion. Aujourd’hui, l’épigénétique prouve que, bien enten­du, nous trans­met­tons des gènes à nos enfants. Mais des fac­teurs exté­rieurs influencent l’expression de ceux-ci. 

Ain­si, si tu n’étais pas du tout bon en fran­çais, ton enfant pour­ra l’être.

Bonne nou­velle ! 😉

Comment réagir ?

Je n’ai pas de conseils en par­ti­cu­lier. Sim­ple­ment, une prise de conscience paren­tale te per­met d’analyser tes paroles. Est-ce toi qui entre­tient le mythe, ses grands-parents, des amis de la famille ? 

Ton ado­les­cent, et toi aus­si, avez plu­sieurs types d’intelligences. Si le contexte édu­ca­tif et les gènes comptent, j’ai sou­vent remar­qué que les ado­les­cents ne savent pas qu’il n’y a pas que l’intelligence sco­laire. Lis cet article et encou­rage-le à faire de même. 

Il appren­dra peut-être que chaque per­sonne est dif­fé­rente et qu’on peut être intel­li­gent avec 8 de moyenne géné­rale. Carole te donne des conseils pour déve­lop­per ces types d’intelligences. Conseils que tu n’as peut-être pas eu quand tu étais toi-même enfant, et donc tu as peut-être lais­sé s’installer une dif­fi­cul­té alors que tu as les capa­ci­tés intellectuelles. 

Problème n°4 : “Mon ado a de mauvaises notes depuis longtemps”

La situation

L’échec sco­laire est cer­tai­ne­ment la plus déli­cate des situa­tions. Il ques­tionne l’ensemble de la com­mu­nau­té édu­ca­tive, des profs aux grands noms des sciences cog­ni­tives, péda­go­giques et com­por­te­men­tales. Il fait culpa­bi­li­ser les parents. 

Pour­quoi cer­tains enfants réus­sissent et d’autres échouent dans le sys­tème scolaire ? 

Que ce soit dans une matière en par­ti­cu­lier, dans un ensemble de dis­ci­pline (ex : mau­vaises notes dans les matières scien­ti­fiques) ou dans tous les cours, il y a plu­sieurs causes : 

  1. Pro­blèmes de com­pré­hen­sion des cours ; 
  2. Pro­blèmes neu­ro­lo­giques ou troubles d’apprentissages à faire diag­nos­ti­quer : dys­praxie, dys­or­tho­gra­phie, dys­cal­cu­lie, troubles de l’attention, enfant hyper­ac­tif, etc. ;
  3. Autres pro­blèmes à faire contrô­ler par un méde­cin : troubles anxieux, can­na­bis, etc. ;
  4. Pro­blèmes de méthode ;
  5. Manque de travail ;
  6. Manque de confiance (“Je suis nul en maths, et je le serai tou­jours”) ou ado hypersensible ; 
  7. Dés­in­té­rêt total pour l’école ;
  8. Faible écoute ;
  9. Manque d’ambition (“Si j’ai un 10, ça me suf­fit pour que mes parents soient contents”) ;
  10. Atti­tude qu’il s’est don­né dans le groupe “classe” (“C’est les bolos qui tra­vaillent à l’école”) ;
  11. Pro­blèmes sociaux ou com­por­te­men­taux ;
  12. Pro­blèmes fami­liaux ;
  13. Et bien plus que j’ai oublié…

Il est plus facile d’agir sur cer­taines causes, notam­ment en agis­sant le plus rapi­de­ment pos­sible. Pour­quoi au plus vite ? Pour évi­ter que le retard sco­laire s’accumule et que ton ado se bloque dans l’image du mau­vais élève, “je suis trop nul de toutes façons”.

Un ado­les­cent qui a des pro­blé­ma­tiques sociales ou fami­liales (par exemple si tu as des sou­cis d’argent, que tu divorces, ou s’il est vic­time de har­cè­le­ment sco­laire, de timi­di­té mala­dive, etc.) n’est pas dis­po­nible pour apprendre. C’est tout à fait “nor­mal”. On ne peut pas tout faire. L’adolescence est une période de chan­ge­ments radi­caux, de ques­tion­ne­ment, de com­pré­hen­sion du monde (dans toute sa beau­té et son injus­tice), de remise en cause du modèle fami­lial, de nou­velles expériences. 

Comment réagir ?

Dans cette situa­tion, cela fait cer­tai­ne­ment long­temps que ton ado a de mau­vaises notes. Concrè­te­ment, pour l’aider, il y a du tra­vail mais voi­ci quelques pistes : 

  • t’intéresser plus à lui, lui don­ner des méthodes de tra­vail, l’aider à trou­ver son type de mémoire ;
  • le reva­lo­ri­ser pour lui don­ner confiance, lui expli­quer qu’il y a plu­sieurs types d’intelligences. Il est bon en sport ? Il parle beau­coup, a beau­coup d’amis ? En met­tant en avant ses qua­li­tés, tu lui enlèves cette éti­quette de “mau­vaise per­sonne” (que mal­heu­reu­se­ment l’école entre­tient – Mon mari, qui est prof de col­lège, est ren­tré du tra­vail en m’informant que tous ses col­lègues donnent la moyenne du tri­mestre devant l’ensemble de la classe. Cela stig­ma­tise les élève en difficulté ! -) ;
  • opter pour des cours par­ti­cu­liers avec un prof qui lui donne de nou­velles méthodes (lis un témoi­gnage ins­pi­rant ici) ;
  • faire appel à un spé­cia­liste pour les dys­praxies : ortho­pho­niste ou psy­cho­logue pour enfant ;
  • ne pas hési­ter à l’orienter vers des filières pro­fes­sion­nelles s’il le sou­haite. Aujourd’hui déva­lo­ri­sées, les branches tech­niques sont pour­tant le meilleur moyen pour quit­ter l’école dans son fonc­tion­ne­ment “clas­sique” et pour accé­der rapi­de­ment à l’indépendance finan­cière (appren­tis­sage) ;
  • lâcher prise : fina­le­ment, ce n’est “qu’un” échec sco­laire. Ton ado a de mau­vaises notes, mais cela ne signi­fie pas qu’il va rater sa vie. Le but ultime de l’éducation ? Lui don­ner les clés pour être heu­reux, auto­nome dans ses choix et bien avec les autres, sa famille notam­ment. Le pro­blème est plus grave s’il a de grandes ambi­tions, comme deve­nir méde­cin alors qu’il échoue dans les matières scientifiques.

Conclusion : les problèmes scolaires, et si c’était un faux problème ? 

C’est son quo­ti­dien. Tous les matins il se réveille aux aurores alors que son rythme “natu­rel” d’ado serait de se lever à 9 ou 10 heures.

Il se pré­pare, affronte le groupe, la vie et le rythme impo­sé du col­lège, ins­ti­tu­tion totale.

Il est humain : apprendre est dans sa nature. Ton ado en a besoin pour vivre. Il est donc curieux. 

Mais la socié­té a créé des normes d’apprentissage en fonc­tion de l’âge, a déter­mi­né des connais­sances à inté­grer pour deve­nir un bon citoyen, a défi­ni des rythmes qui collent avec la socié­té. Il est assis toute la jour­née et n’aime pas ça. Fina­le­ment, la Révo­lu­tion Fran­çaise, il s’en moque éper­du­ment et il aurait envie d’apprendre com­ment fonc­tionne un ordinateur.

Ton ado a de mau­vaises notes, il n’aime pas le col­lège, le lycée ? Il est aty­pique ? Il envi­sage de quit­ter l’école sans diplôme ? Quelles sont tes exi­gences ? 15 de moyenne ? Et si c’était un peu trop ? Aide-le à trou­ver sa voie, ce qu’il aime. 

Quand il aura un objec­tif de vie, il pour­ra faire une for­ma­tion pour adultes, se for­mer sur le tas. Sois-en cer­tain : à ce moment là, il aura toute la moti­va­tion néces­saire pour réus­sir. En atten­dant, cultive son auto­no­mie de pen­sée, demande-lui son avis, encou­rage-le pour apprendre ce qu’il aime (et non pas seule­ment ce qu’on lui impose) et apprend-lui que les qua­li­tés humaines et l’amour sont les choses les plus importantes. 

Tu ne sais plus com­ment faire pour aider ton ado à l’école ? N’hésite pas à en par­ler ici, dans les com­men­taires. Nous avons peut-être une idée, une sug­ges­tion, un moyen pour te remon­ter le moral.

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

Articles qui questionnent

16 Commentaires 

  1. Camille

    Bon­jour ma fille à 15 ans, elle est en seconde géné­rale cette année
    Elle avait 11,3 de moyenne géné­rale au pre­mier tri­mestre mais en ce moment elle baisse et elle a 10,78 sachant qu’elle attend plu­sieurs mau­vaises notes
    Elle se décou­rage , que faire pour l’aider ?
    Nous sou­hai­tons avec mon maris qu’elle aille en géné­ral pour qu’elle ait le plus de choix pos­sible et parce que ça convient avec son pro­jet pro­fes­sion­nel de faire pro­fes­seurs de des écoles .
    Mais avec des résul­tats aus­si justes…
    Elle se sent mal et n’envisage pas une seule seconde un redoublement
    Que faire ?

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour Camille,
      Le mieux pour aider votre enfant, c’est de ne pas vous décou­ra­ger sur ses pos­si­bi­li­tés et de croire en elle. Le 2e tri­mestre est loin d’être terminé.
      Je connais une jeune fille qui avait le même genre de dif­fi­cul­tés en 2nde du fait de sa dys­lexie, avec un pro­jet pro­fes­sion­nel de pro­fes­seur des écoles. A l’heure actuelle, elle est en 2e année de ce cur­sus, et elle s’é­pa­nouit com­plè­te­ment, et a même de bien meilleurs résul­tats qu’au lycée. Il faut que votre fille s’ac­croche. C’est une période par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile pour tout nos jeunes, mais il ne faut pas trop prê­ter l’o­reille aux déver­se­ments anxio­gènes de cer­tains médias. Conti­nuer à tra­cer sa route et faire de son mieux, chaque jour.
      Bien à vous,
      Carole.

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  2. Mireille

    Bonjour,

    Très inté­res­sant cet article, ma fille a 12ans, est en 5ème, a tou­jours été en tête de sa classe, jamais de mau­vaise note (mais alors jamais jamais).
    Cette année c’est pas la cata mais elle se per­met de glan­der, d’a­voir de mau­vaises notes (6÷20 en maths hier, à un devoir fait à la mai­son où elle n’a répon­du qu’à la moi­tié des ques­tions… !) par paresse (selon moi), en sachant très bien qu’au pro­chain elle peut selon elle “avoir 20 si elle veut pour se rat­tra­per”, et c’est ce qu’elle fait…
    Ca m’exas­père : elle se per­met de ne pas tra­vailler car elle sait qu’elle se rat­tra­pe­ra, mais cet argu­ment ne tien­dra pas indé­fi­ni­ment, à un moment ça ne fonc­tion­ne­ra plus.
    Je me demande com­ment réagir, là elle est pri­vée de sor­tie (le mer­cre­di après midi chez sa meilleure copine c’est fini) jus­qu’à Noel, et je lève­rai la puni­tion s’il n’y a plus de notes en des­sous de la moyenne d’i­ci là !
    C’est tout ce que j’ai trou­vé sur le coup.

    PS : je suis maman solo de 3 enfants, dont un enfant dys­praxique qui me prend énor­mé­ment de temps en devoirs… j’ai pro­po­sé à ma fille de pas­ser 20 min avec elle chaque soir quand ses petits frères sont cou­chés pour dis­cu­ter et révi­ser la leçon de son choix afin qu’elle ne se sente pas délais­sée par rap­port à son frère par exemple.

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour Mireille,

      Vous avez vous-même trou­vé une solu­tion inté­res­sante : pas­ser du temps “de qua­li­té” avec votre fille tous les jours.
      Dis­cu­ter dans un pre­mier est l’i­déal, car ce n’est pas sûr que tard le soir, vous soyez toutes les deux “effi­caces”.

      Votre fille gran­dit et a besoin d’un espace pri­vi­lé­gié avec vous, en dehors des contraintes induites par un enfant aty­pique dans la fra­trie. Si vous le faites quand ses frères sont cou­chés, elle se sen­ti­ra pri­vi­lé­giées car ayant le droit de se cou­cher plus tard.

      Par­lez de tout et de rien, créez une petite bulle qui n’ap­par­tien­dra qu’à vous deux.
      Lais­sez-là s’ex­pri­mer sur ce qu’elle vit.
      Expli­quez-lui votre res­sen­ti sur la situa­tion sans pour autant bran­dir la “puni­tion” comme choix prioritaire.
      Par­lez plu­tôt de “consé­quence logique”.
      Et sur­tout, ne don­nez pas de “puni­tion” dans le feu de la colère, don­nez-vous tou­jours un temps de réflexion, quitte à dire :
      Il faut que je réflé­chisse aux consé­quences, et là je suis trop en colère pour le faire. Je pré­fère prendre une déci­sion “juste” qui ne sera pas gui­dé par la colère.
      Si un cli­mat de confiance s’ins­taure, votre enfant accep­te­ra plus faci­le­ment vos conseils éducatifs.

      Et si cela peut vous ras­su­rer, les très bons élèves, mal­gré ce qu’ils disent par­fois, aiment le rester.
      La ten­dance à vou­loir être “cool”, être “popu­laire”, n’est pas for­cé­ment incom­pa­tible avec les bons résul­tats scolaires.
      Et même si ça l’est, quelle impor­tance après tout ?

      Bien à vous,

      Répondre
  3. Camille Bidaud

    Bon­jour je suis maman d’une jeune fille de 15 ans actuel­le­ment en seconde , je sais que depuis toute petite l’ecole n’est pas son fort elle est plu­tôt du genre aty­pique mais cette année ça ne va pas du tout elle a 11 de moyenne géné­rale avec 7 en anglais et 9 en histoire/géo sachant qu’elle attend une mau­vaise note en français
    Elle tra­vaillait beau­coup au début de l’annee mais là elle est com­plè­te­ment découragée
    J’aimerais qu’elle fasse des études pour avoir le maxi­mum de choix
    Elle me dit qu’elle se rat­tra­pe­ra au deuxième tri­mestre mais elle a acquis beau­coup de retard elle a 2 points d’écart avec la moyenne de classe , je ne sais plus quoi faire

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour Camille,

      Quand je vous lis, le “je ne sais plus quoi faire” m’in­ter­pelle particulièrement.
      Nous nous met­tons une forte charge men­tale, nous parents, pour que nos enfants réus­sissent en classe, et puissent avoir un maxi­mum de choix.
      Par­fois, il est pré­fé­rable de ne pas élar­gir l’é­ven­tail de choix, pour cibler des pistes plus spé­ci­fiques et per­son­na­li­sées, notam­ment pour un enfant atypique.
      Cela per­met­trait de faire redes­cendre la pres­sion pour vous et pour votre enfant, et de gagner en moti­va­tion et en concentration.
      A noter que l’an­née de Seconde est par­ti­cu­liè­re­ment dif­fi­cile pour les enfants, sur­tout quand ils n’aiment pas par­ti­cu­liè­re­ment l’école.

      Bien à vous,

      Répondre
  4. SEBIRE

    Bonsoir,

    Mon fils de 13 ans a besoin d’être accom­pa­gné en per­ma­nence pour faire ses devoirs. Il a quand même treize de moyenne mais en étant aidé par son père. Il n’est pas auto­nome, manque de matu­ri­té et ne pense qu’à s’a­mu­ser. Il nous répète que l’é­cole ne sert à rien. Je vou­drais l’ai­der et j’ai pen­sé l’emmener voir un psy­cho­logue et aus­si une conseillère d’o­rien­ta­tion. Qu’en pen­sez-vous ? Mer­ci par avance.Stephanie

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour Stéphanie,
      Vous l’a­vez consta­té, votre fils manque de matu­ri­té. Il manque de moti­va­tion, un ren­dez-vous au col­lège avec la COP (Conseillère d’O­rien­ta­tion et Psy­cho­logue Sco­laire) peut l’a­me­ner à réflé­chir. Qu’il y aille d’a­bord sans vous, et ensuite la voir sans lui, quand cela sera possible.
      Je ne connais pas tout le contexte, mais je pense qu’un sou­tien sco­laire exté­rieur à la famille (pro­fes­seur par­ti­cu­lier) per­met­trait de mettre l’en­jeu sco­laire en dehors des rela­tions fami­liales, et per­met­trait ain­si à votre mari de “souf­fler”.
      Bien à vous,
      Carole.

      Répondre
  5. Carole Levy

    Bonjour
    Je ne pense pas que vous soyez res­pon­sable des dif­fi­cul­tés de votre fille. Il faut qu’elle retrouve de la moti­va­tion et de la confiance, et cela sera plus facile avec une per­sonne extérieure.
    Mani­fes­tez-lui votre confiance pour que les choses changent : elle n’a que 12 ans, ses appren­tis­sages ne sont pas terminés.
    Bien à vous,
    Carole.

    Répondre
  6. Xxx

    Bonjour,
    Ma fille ainée à 12 ans… depuis toute jeune je sens qu.elle se dés­in­té­resse de l’é­cole. À ce jour elle est en 5eme, ces notes sont cas­tro­phiques (aver­tis­se­ments de tra­vail). Au jourd.hui je lui demande le verbe avoir et être au pré­sent, elle a faux… me conjugue “don­ner” au pas­sé com­po­sé alors que le pré­sent est deman­dé. À l.âge de 6 ans ma fille à dû vivre ma rup­ture avec son papa (très dif­fi­cile pour moi de sur­mon­ter cela pen­dant quelques années).
    J.avoue en être en par­tie res­pon­sable de son échec sco­laire, car je me fachait beau­coup l.orsqu.elle ne réus­sis­sait pas… et aus­si je n.ai pas ou plus le cou­rage d.etre ferme…
    Ps : son petit frère âgé de 7 ans s.est tout le contraire (féli­ci­ta­tions etc.)
    Cela m’an­goisse pour son avenir…
    Merci.
    Une maman en détresse… Vanessa.

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  7. Lili

    Bon­jour, ma fille de 14 ans,qui est dys­lexique, est en dif­fi­cul­tés sco­laires. Elle a envie de réus­sir et vie assez mal cette dif­fi­cul­té, sur­tout quand elle a pas­sé du temps sur ses leçons. Je l.ai accom­pa­gné ds ses devoirs jusqu.en 5 eme. Aujourd’hui.hui en 3 eme, elle veut tra­vailler seule, mais cela n.est pas effi­cace et refuse mon aide. Quelle atti­tude posi­tive avoir face aux refus ? Et quelle paroles posi­tives avoir faces aux mau­vaises notes ? Mer­ci de votre réponse.

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    • Carole Levy

      Bon­jour Lili,
      Si votre fille est dys­lexique, j’es­père qu’elle béné­fi­cie déjà d’un PAP (Plan d’Aide Per­son­na­li­sé) au col­lège. Si tel n’est pas le cas, vous devez vous rap­pro­cher de l’é­quipe édu­ca­tive pour le mettre en place.
      Votre fille a la volon­té de réus­sir, c’est déjà énorme. Sa souf­france est réelle, notam­ment de ne pas être récom­pen­sée de ses efforts.
      Si elle veut tra­vailler seule, j’au­rais ten­dance à pen­ser qu’elle veut sur­tout se débrouiller “sans vous”, comme c’est sou­vent le cas à cet âge.
      Par­fois, le sou­tien, même bien­veillant, appor­té par un proche, n’est pas accep­té voire assimilé.
      D’où l’in­té­rêt de lui pro­po­ser une aide exté­rieure dès qu’elle le souhaitera.
      Et sur­tout, de lui faire com­prendre que ses dif­fi­cul­tés ne sont pas dues à un manque d’in­tel­li­gence, mais à un besoin d’ap­pré­hen­der les appren­tis­sages de manière différente.
      Je vous pro­pose de lire cet article :
      Bien-être et appren­tis­sage d’un enfant
      Bien à vous,
      Carole.

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  8. Karine

    Bon­jour, peut on inter­dire son ado de 12 ans à aller aux entraî­ne­ments de foot car il se com­porte mal à l’é­cole et a des mau­vaises notes ?
    Mer­ci pour votre réponse.

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    • Carole Levy

      Bon­jour Karine,
      Si votre fils aime aller aux entrai­ne­ments de foot et que ceux-ci se passent bien, c’est cer­tai­ne­ment pour lui une occa­sion de se défou­ler, de voir ses amis, et cela lui fait du bien. Un ado a besoin de ses espaces personnels.
      Alors les lui inter­dire n’est pas for­cé­ment pro­duc­tif pour que les choses s’arrangent.
      Il est cer­tai­ne­ment néces­saire d’en­ta­mer avec lui une dis­cus­sion, qui l’a­mè­ne­ra à vous expli­quer d’une part son com­por­te­ment, et de lui dire ce qui est ou n’est pas accep­table, et d’autre part ses “mau­vaises” notes.
      Etre prêt à lui pro­cu­rer de l’aide pour faire face à ses dif­fi­cul­tés, et lui faire com­prendre qu’il a aus­si un “rôle” à jouer pour que les choses s’améliorent.
      Bien à vous,
      Carole.

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