Tenir ses résolutions avec son adolescent : les 8 clés

Crédits photo : Ryan Mc Guire

Nous avons une cer­taine idée de l’é­du­ca­tion, et tenir ses réso­lu­tions avec nos ados nous tient à cœur.
Cet article te pro­pose huit clés pour t’ai­der à y arriver.

Nos enfants gran­dissent et deviennent ados, puis adultes. C’est dans l’ordre des choses.
La bonne nou­velle, c’est qu’au fil du temps, nous gran­dis­sons avec eux, car ils nous montrent sans for­cé­ment s’en rendre compte, de nou­veaux che­mins de pen­sée.

GRATITUDE ...
Par­fois dans la dou­leur, par­fois dans la joie. Mais n’est-ce pas cela tout sim­ple­ment, LA VIE ?

Évènement inter-blogueurs : “Votre meilleure astuce pour appliquer vos bonnes résolutions

Cet article est ma par­ti­ci­pa­tion à l’é­vé­ne­ment inter-blo­gueurs “Votre meilleure astuce pour appli­quer vos bonnes réso­lu­tions”, pro­po­sé par Oli­vier Roland, du blog Deve­nez meilleur.
J’ap­pré­cie beau­coup ce blog dédié au déve­lop­pe­ment per­son­nel, et en par­ti­cu­lier cet article : “Com­ment arrê­ter de se plaindre”. Si tu sou­haites voter pour mon article, tu n’as qu’à cli­quer ici.

Loin de moi l’i­dée de tout accep­ter de la part de mes ados… Tout comme toi, qui lis cet article, j’ex­pé­ri­mente au quo­ti­dien avec eux des situa­tions nou­velles et incon­for­tables, et je cherche des solu­tions qui fonc­tionnent pour notre famille, et sur­tout, com­ment m’y tenir.
Car au fur et à mesure que le temps passe, je me demande com­ment j’ar­rive à m’or­ga­ni­ser, entre les enfants, la famille, les tâches iné­luc­tables, le tra­vail, etc.

Si la fin de l’an­née est une période pro­pice à la défi­ni­tion de “bonnes réso­lu­tions “, je reste per­sua­dée que celles-ci peuvent être prises tout au long de l’an­née, et tenues. Car chaque ins­tant est une prise de déci­sion.

Voi­ci en huit clés com­ment t’y prendre toi aussi.

Se définir en tant que parent et éducateur

Tu es un parent, un édu­ca­teur. Tu as vécu de nom­breuses expé­riences, qui font de toi ce que tu es, ici et main­te­nant. Ta rela­tion avec ton ado est un mélange de deux dimen­sions : l’atta­che­ment et le contrôle.

L’atta­che­ment est un lien émo­tion­nel puis­sant. Ce lien peut aller de l’affec­tion, induit par notre capa­ci­té à cap­ter les besoins de notre enfant, à les accep­ter, et à y répondre de manière adé­quate, jus­qu’à son oppo­sé : l’hos­ti­li­té.

Le contrôle est le rôle actif à tenir en tant que parent, pour assu­rer la socia­li­sa­tion de son enfant. Il s’é­qui­libre autour des attentes, des exi­gences des parents, et des consignes mises en place au sein de la famille.

Se positionner tout en se séparant

Te posi­tion­ner dans ton style édu­ca­tif paren­tal te per­met­tra de faire un état des lieux, puis de défi­nir ce vers quoi tu sou­haites évo­luer. Ton style paren­tal, tes valeurs, tes exi­gences, tes attentes te définissent.

Tu sou­haites trans­mettre tes valeurs à ton enfant, mais ton ado n’est pas toi, et inver­se­ment. Et c’est merveilleux !

Tenir ses résolutions, c’est passer à l’action avec modération

Après avoir visua­li­sé ce que tu es, tu passes à l’ac­tion, et tu te rap­pelles à chaque ins­tant pour­quoi tu agis et vers quel objec­tif tu te diriges.
Quel que soit ton style édu­ca­tif paren­tal, un seul par­ti pris est de mise : la modé­ra­tion.

Prendre en compte l’âge de son ado

Ton ado n’a pas les mêmes besoins au fil du temps. S’il entre au col­lège, son quo­ti­dien est très dif­fé­rent d’un lycéen ou d’un étu­diant. Sa per­son­na­li­té aus­si évo­lue au fil des ans et des ren­contres. Il est indis­pen­sable d’en tenir compte, même si tu trouves que “C’é­tait mieux avant “.

Plus tu échan­ge­ras avec lui, soit de manière infor­melle, soit lors de véri­tables temps d’é­change pro­gram­més, plus tu pour­ras prendre en compte au quo­ti­dien la per­son­na­li­té qu’il est en train de se construire.

Communiquer de manière authentique

Com­mu­ni­quer c’est bien, bien com­mu­ni­quer c’est mieux. Faire part à ton ado de tes sen­ti­ments, de tes expé­riences, de tes remises en ques­tion qui ont fait de toi le parent que tu es, te ren­dra plus acces­sible à ses yeux. On ne parle que trop de la valeur de l’exemple…

Cher­cher à tout prix à avoir le der­nier mot n’est pas for­cé­ment construc­tif, et ton ado peut aus­si l’ap­prendre grâce à toi.

Faire confiance et responsabiliser son ado

C’est pour­tant si simple à mettre en œuvre. Il suf­fit par­fois de se conten­ter de ne pas inter­ve­nir, en sur­mon­tant ses angoisses et ses craintes qu’il n’y arrive pas. Faire confiance à ton ado lui per­met­tra de prendre confiance en lui-même, et de méri­ter ain­si ta confiance… Un véri­table cercle vertueux !

En pro­po­sant à ton ado de cher­cher ensemble des solu­tions, cela te per­met­tra d’é­cou­ter son point de vue, qui pour­ra être dif­fé­rent du tien, de lui expli­quer ta manière de voir les choses, et de trou­ver ensemble com­ment sur­mon­ter vos dif­fi­cul­tés, en pas­sant des “accords “. De cette manière, ton ado appren­dra que ses actions ont des inci­dences sur sa vie et celle des autres, et cela lui appren­dra à recon­naître et accep­ter les consé­quences de ses choix.

Pardonner et se pardonner soi-même, pour tenir ses résolutions

La période de l’a­do­les­cence est riche en émo­tions, aus­si bien pour ton enfant que pour toi-même. Il peut t’ar­ri­ver de regret­ter ce que tu viens de lui dire, mais tu ne sais pas com­ment reve­nir en arrière. Et lui non plus.

S’ex­cu­ser sim­ple­ment per­met de remettre les comp­teurs à zéro sur l’é­chelle de l’a­ni­mo­si­té :
“Je suis déso­lé d’a­voir dit cela, je ne le pen­sais pas, j’é­tais juste très en colère. Je regrette de t’a­voir bles­sé.

Par cette atti­tude, ton ado appren­dra ain­si à deman­der par­don.

Ne te juge pas aus­si sévè­re­ment que la socié­té semble vou­loir le faire : “Je suis un mau­vais parent ” .
Tu n’es pas un mau­vais parent parce que tu as fait à un moment de ta vie, un “mau­vais choix ” ou pro­non­cé une “mau­vaise parole ” .
Sache aus­si te par­don­ner toi-même car ton enfant est lui aus­si sou­vent plon­gé dans les affres de la culpa­bi­li­té.

Tenir ses résolutions, c’est aussi rire et utiliser l’humour

En mul­ti­pliant les moments de rire avec ton ado, tout le monde se sen­ti­ra mieux. Alors fais-le !
Sai­sis toutes les oppor­tu­ni­tés pour rire et uti­lise l’hu­mour pour désa­mor­cer des situa­tions conflic­tuelles.

Je vois que tu es arri­vé à la fin de cet article, c’est donc qu’il t’a plu. J’en suis ravie !

Tu peux soit le par­ta­ger, soit voter pour ma par­ti­ci­pa­tion à cet évè­ne­ment inter-blo­gueurs en cli­quant ici, je t’en remercie 🙂

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

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2 Commentaires 

  1. Sellier Sylvie

    Bon­jour je suis maman de 4 enfants 21 14 et des juju de 5 ans d’un deuxième mariage !! Et depuis 3 ans c’est un désastre de pire en pire avec mon ado­les­cent je ne sais plus quoi faire car j’ai essayé res­pon­sa­bi­li­ser com­pré­hen­sion par­don excuses et tout mais rien ne change il refuse caté­go­ri­que­ment l’au­to­ri­té et ne fait abso­lu­ment rien à l’é­cole mal­gré que je lui laisse bcp de liber­té que faire ???? Mer­ci de votre attention

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour Sylvie,
      Il y a beau­coup de pistes de réflexion dans votre message.
      Par­fois, mal­gré l’é­coute et la res­pon­sa­bi­li­sa­tion, l’a­do ne veux rien entendre, juste s’opposer.
      Je reste per­sua­dée que quand l’a­do refuse l’au­to­ri­té, et qu’on n’en peux plus, il faut une aide exté­rieure, type Relais ado ou mai­son des ado­les­cents, où il pour­ra avoir son espace d’expression.
      L’a­do qui refuse l’au­to­ri­té a tou­jours l’im­pres­sion de vivre une injus­tice. Du coup, tout l’é­nerve, tout est conflit.
      Tant que ses angoisses de gran­dir ne seront pas apai­sées, il ira plus loin dans ses actes pour trou­ver sa place.
      Nous, parents aimants, nous deman­dons quelles erreurs nous avons bien pu faire. Mais nous ne fai­sons pas d’er­reur quand nous ne capi­tu­lons pas contre ses excès.
      Contre un mur de béton, l’a­do se cogne, se fait mal, mais rebon­dit. Contre un mur de sable, il s’étiole.
      Pas facile quand on a deux tout petits de 5 ans pas encore autonomes.
      Vous pou­vez aus­si deman­der à vos proches de vous libé­rer du temps pour pas­ser avec votre ado du temps “hors contraintes”.
      Courage,
      Carole.

      Répondre

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