Burnout parental | Cinq raisons de boycotter les vacances apprenantes de ton enfant

A peine sor­tis du confi­ne­ment, alors que le bur­nout paren­tal nous guet­tait déjà, on nous a par­lé de “vacances appre­nantes. Mais se pose-t-on les bonnes questions ?

Te rap­pelle-tu des “cahiers de vacances” ? A l’é­poque, on ne par­lait pas encore de vacances appre­nantes.

Pour cer­tains, ces cahiers de vacances rap­pellent la com­pli­ci­té entre cou­sins, à l’ombre des pins para­sol du jar­din de la mai­son fami­liale dans le Sud, avant d’al­ler à la plage.

Pour d’autres, ce sont des sou­ve­nirs de conflits avec leurs parents, une cor­vée qui ne sem­blait pas avoir de place dans cette période estivale.

Que signifie apprendre et pourquoi ?

Tout d’a­bord, il faut se rap­pe­ler ce que signi­fie apprendre : accu­mu­ler des connais­sances, créer des compétences ?

Et sur­tout, pour quoi, ou plu­tôt pour qui : apprend-on pour deve­nir meilleur, pour aider les autres, pour avoir un métier qui nous plaise, pour gagner de l’argent, pour sau­ver la planète ?

Com­ment apprendre, don­ner du sens à nos apprentissages ?

Com­ment et peut-on défi­nir l’intelligence ?

Je t’in­vite à consul­ter cet article sur les intel­li­gences mul­tiples.

La place de la motivation

L’im­por­tance de la moti­va­tion découle de la ques­tion pré­cé­dente.
Quand j’é­tais étu­diante, la moti­va­tion prin­ci­pale était la réus­site sco­laire donc sociale.

Au 21e siècle, les ques­tion­ne­ments sur le monde de demain à construire, la quête de sens, prennent une place impor­tante dans la moti­va­tion pour tra­vailler, donc pour apprendre.

L’i­dée est aus­si d’ap­prendre à apprendre, de prendre goût aux appren­tis­sages.

La place de l’ennui

Dans ce monde où tout doit aller vite, de plus en plus vite, il est impor­tant par­fois de lais­ser la place à l’i­nac­tion et à l’ennui.

Le cer­veau a besoin de ces temps de pause pour assi­mi­ler les don­nées qui lui sont four­nies, et libé­rer un espace de créativité.

S’al­lon­ger sur son lit ou sur le cana­pé dans le salon, ne rien faire, s’en­nuyer : quel luxe !

Eviter le burnout parental

Lors de périodes telles que celle du confi­ne­ment, les parents se sont mobi­li­sés pour per­mettre à leurs enfants de main­te­nir la conti­nui­té péda­go­gique. Cela s’est par­fois fait au détri­ment de l’a­pai­se­ment familial.

Quand bien même avons-nous lais­sé nos ados “gérer” leurs cours, nous sor­tons par­fois épui­sés émo­tion­nel­le­ment de cette expérience.

N’est-il pas temps de lâcher un peu de lest ?

Fous la paix à ton ado

Ce n’est pas nou­veau : plus tu deman­de­ras à ton ado de tra­vailler, moins il le fera.
Il y a des tas de manières de favo­ri­ser les appren­tis­sages de ton enfant pen­dant les vacances sans pour autant pas­ser par des pro­grammes scolaires.

La vie quo­ti­dienne, par exemple la pré­pa­ra­tion des repas, est le meilleur ter­reau du par­tage avec tes enfants.

Mon fils rentre en classe de Pre­mière, et si on suit les conseils de sa pro­fes­seure de fran­çais et les recom­man­da­tions du lycée, il fau­drait qu’il lise une tren­taine de clas­siques pen­dant l’é­té, pour se “pré­pa­rer” au bac en fin d’an­née. Je ne suis pas sûre que cela soit le meilleur moyen de l’en­cou­ra­ger à lire.

En résu­mé, place ton ado dans des situa­tions favo­rables à l’ap­pren­tis­sage, et laisse-le prendre en main son autonomie.

Allez, bonnes vacances !

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

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