13 astuces pour entretenir une relation difficile avec son ado

relation difficile avec son ado

Crédits photo : Arieth

Avoir une rela­tion dif­fi­cile avec son ado, cela arrive à tout le monde, même aux meilleurs d’entre nous. Si tu crains de ne pas arri­ver à entre­te­nir cette rela­tion dif­fi­cile, ne t’in­quiète pas, j’ai des solu­tions pour toi 😉

Pour une relation difficile, n’écoute pas ton ado

Même si tu en doutes par­fois, tu as encore beau­coup à par­ta­ger avec ton ado. Tu as ta part de sagesse à lui appor­ter, pour appré­hen­der les chan­ge­ments du quo­ti­dien. Si tu l’écoutes vrai­ment, ton ado te deman­de­ra ton avis, quitte à ne pas le suivre 😉

Critique ton ado de manière excessive

Ok, c’est ton rôle d’ap­por­ter un maxi­mum d’en­sei­gne­ments à ton enfant. Le faire avec modé­ra­tion, indul­gence et fer­me­té, te faci­li­te­ra la tâche. Ton ado est déjà cri­ti­qué au quo­ti­dien :

  • par ses ensei­gnants, ou au moins cer­tains d’entre eux. En effet, com­ment se fait-il que tout à coup, il mette sur son pro­fil Face­book : “J’ai jamais rien com­pris au maths”, alors qu’il a tou­jours eu 15 de moyenne jus­qu’à cette année ?
  • par ses pairs : le mode “Je te clashe” est le mode d’ex­pres­sion qua­si permanent.

A la mai­son, pour­quoi main­te­nir ce cli­mat de cri­tique ? Un havre d’accep­ta­tion et de paix, cela ne fait pas de mal. Je sais, c’est par­fois difficile…

Harcèle ton ado de questions

Selon Phi­lippe Jeam­met :

Le para­doxe, c’est que l’a­do a besoin de rece­voir mais ce qu’il reçoit est res­sen­ti comme une intru­sion, voire une rela­tion de dépen­dance, d’où ses vives réac­tions et ses com­por­te­ments d’op­po­si­tion” .

On en revient à la fameuse devise de l’a­do­les­cence : “Ni trop près, ni trop loin”.
Com­ment trou­ver le juste équi­libre ?

Cela est dif­fé­rent d’un parent à l’autre, d’un enfant à l’autre dans la même fra­trie. Il faut apprendre à jon­gler avec la per­son­na­li­té de cha­cun.

Com­ment écou­ter sans poser de ques­tions ? Quand tu poses une ques­tion à ton ado, tu as le droit de t’as­soir et d’attendre sa réponse, avant de poser une autre ques­tion, même si tu es pres­sé de savoir… Car si toi, dans ta tête, tu as déjà répon­du à la ques­tion, ton ado ne l’a pas fait.

Faire des pauses dans la conver­sa­tion ou dire : “OK, je peux attendre” , ou : ” Je t’é­coute” , per­met­tra à ton ado de ras­sem­bler ses idées, le met­tra en confiance, et vous mène­ra à une vraie conver­sa­tion.

Il se peut aus­si qu’il n’ait pas envie de répondre.

Plain-toi de ton ado en public et en sa présence

De nom­breux parents se plaignent de leur enfant à leurs amis, à leur famille, en sa pré­sence. Si ton ado entend sans arrêt qu’il te “pour­rit la vie”, mets-toi à sa place… Il va rem­plir sa mis­sion et te dire : “Puisque tu dis à tout le monde que je fais tout de tra­vers, je t’o­béis”. Même si ce genre de réflexion vous parait énorme et inven­tée, c’est pour­tant du vécu 😉

Mets des étiquettes sur le comportement de ton ado

Tu es fai­néant, tu ne veux jamais vider le lave-vais­selle”.
Tu ne me rends jamais ser­vice, tu ne m’aides pas à pré­pa­rer le repas”.

Le cer­veau de ton ado est en plein déve­lop­pe­ment.
Grâce à lui, ton ado fait un tra­vail incroyable :

  • il va en cours,
  • il pro­gresse dans un nou­veau sport,
  • il apprend son texte pour l’a­te­lier théâtre,
  • il se met en valeur sur les réseaux sociaux (oui, c’est important),
  • il apprend à uti­li­ser de nou­velles appli­ca­tions de créa­tion musicale,
  • il décide de sa pro­chaine sor­tie entre amis, etc.

Alors, s’il n’a pas ran­gé ses chaus­sures qui trainent dans l’en­trée, cela fait-il de lui un “tire-au-flanc ” ?

Mal choisir tes batailles avec ton ado

Tiens-toi droit”.
Assied-toi bien”.
Finis ton assiette”.
Le repas est cen­sé être un bon moment pas­sé en famille. Oui… mais cela m’é­nerve quand même !

Fais tes devoirs”.
Ne te couche pas trop tard”.
“Lâche ton télé­phone”.

Pose-toi la ques­tion : “Cette bataille vaut-elle la peine que je me donne ?” Ton ado­les­cent a tant de pro­blé­ma­tiques aux­quelles il doit faire face… Comme toi, il ne peut pas tout faire en même temps, et pro­gres­ser rapi­de­ment sur tous les fronts.

Si tu lui laisses faire ses choix dans la plu­part des domaines, il sera plus à même d’écou­ter ton point de vue sur des sujets impor­tants.

T’attendre à un résultat immédiat

On attend par­fois de nos enfants énor­mé­ment : plus que de notre conjoint ou de nous-même. Il serait béné­fique de lais­ser à ton ado le temps de prendre en compte ta demande, de l’as­si­mi­ler, et de la mettre en pratique.

Être sans cesse méfiant envers ton ado

Si tu t’at­tends au pire, ce “pire” a plus de chance d’ar­ri­ver.
Tu colles une éti­quette à ton ado : “Mais qu’est-ce qu’il va encore inven­ter ?

Même s’il te faut res­ter vigi­lant, cela est pos­sible sans pour autant nuire aux bonnes rela­tions.
Tu peux obser­ver ton ado, et lui rap­pe­ler si besoin qu’il se met en danger.

Pour une relation difficile avec ton ado, sois avare d’excuses

Dire sin­cè­re­ment “Je suis déso­lé”, ne fera pas de toi un parent laxiste ou démis­sion­naire.

Chaque sanc­tion ou hur­le­ment injus­ti­fié est une “pierre à l’é­di­fice”. Quel édi­fice ? Le mur que tu construis entre ton enfant et toi. Le regret et le par­don peuvent enle­ver les briques de ce mur.

Je dis sou­vent “Je suis déso­lée” à mes ados. Les pre­mières fois, ils m’ont répon­du : “C’est pas grave, j’ai l’ha­bi­tude”. Je leur ai alors répon­du que cette (mau­vaise) habi­tude ne me conve­nait pas et que j’é­tais bien déci­dée à en chan­ger. Si tu lui montres l’exemple, ton ado prend ain­si l’ha­bi­tude de s’ex­cu­ser faci­le­ment et rapi­de­ment.

Donne à ton ado l’impression qu’il n’est pas important

Ton ado n’est pas un objet qui s’a­joute à ta liste de pos­ses­sion, avec ton télé­phone por­table, ta voi­ture, tes amis, tes acti­vi­tés spor­tives, ton tra­vail. Le temps pas­sé avec ton ado est beau­coup moins long que pen­dant son enfance. Ce temps est pré­cieux, il doit être pris en pleine conscience. Ton ado a besoin de savoir qu’il compte pour toi. De ce fait, sa rela­tion avec toi pren­dra de l’importance.

Chipote sur l’apparence de ton ado

A par­tir d’un cer­tain âge, vers 12 – 13 ans, tu dis peut-être encore régu­liè­re­ment à ton ado de :

  • Prendre sa douche,
  • Se coif­fer,
  • Se bros­ser les dents,
  • Man­ger cinq fruits et légumes par jour.

Mais POURQUOI ? Après tout, les autres membres de la famille le font sans qu’on ait à le leur rappeler.

Favo­ri­ser la res­pon­sa­bi­li­sa­tion d’un ado et sa propre prise en charge est plus béné­fique que des rap­pels ou reproches :
Je t’ai ache­té des nou­veaux rasoirs jetables” au lieu de “Tu penses te raser un jour ?
“Dans le fri­go, il y a de quoi se faire une belle salade” au lieu de “Tu vas deve­nir obèse à force de man­ger des piz­zas”.
Je sors faire une bal­lade, c’est le temps idéal ” au lieu de “Tu vas encore res­ter enfer­mé toute la jour­née ?

Compare ton ado aux autres adolescents

Il peut par­fois te paraitre dif­fi­cile de ne pas parler :

  • de la fille du voi­sin, qui tra­vaille sur les mar­chés le dimanche, pour avoir son propre argent de poche, elle.
  • du cou­sin qui a eu la men­tion “Très Bien” au bac…, lui.

Pour évi­ter cela, rap­pelle-toi à quel point cela t’exaspère :

  • Quand ton conjoint te com­pare à sa belle-sœur, qui a eu la volon­té de perdre 10 kilos en 6 mois,
  • Quand ta mère te rap­pelle que ton cou­sin a eu une pro­mo­tion à son tra­vail car il bosse très dur et sait se mettre en valeur.

Tu visua­lises ?

Attendre des prouesses de ton ado en sport, en danse, en musique

Quand ton enfant démarre son mor­ceau par des fausses notes à son exa­men de pia­no, OK, tu te sens un peu mal. Mais après tout, tu ne te sens pas plus mal que ton enfant, qui a eu le cou­rage de se confron­ter à cette épreuve.

Et si ton ado arrive avant-der­nier à son tour­noi de ten­nis de table, est-ce un pro­blème ? Quelles que soient ses per­for­mances, tu aimes ton ado. Même si tu attends beau­coup de ton ado, pri­vi­lé­gier le lien que tu as avec lui est bien plus construc­tif que lui mettre, vous mettre, la barre trop haute.

Tu l’as consta­té, l’a­do­les­cence est érein­tante et mou­ve­men­tée, par :

  • De la musique et des rires,
  • Des conver­sa­tions profondes,
  • Des acti­vi­tés spontanées,
  • Des blagues,
  • Des rêves, etc.

Alors, pro­fi­tons-en, nous parents, nous enfants. Dis-moi dans les com­men­taires com­ment tu en pro­fites au quotidien 🙂

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

Articles qui questionnent

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Pin It on Pinterest