Communiquer avec votre ado : la communication non-verbale

Crédits photo : Pedro Venan­cio

Évènement inter-blogueurs : “Communiquer sans parler”

Cet article “Com­mu­ni­quer avec votre ado : la com­mu­ni­ca­tion non-ver­bale” par­ti­cipe à l’é­vè­ne­ment men­suel du groupe de blo­gueurs “Vers un monde meilleur”, sur le thème du mois : “Com­mu­ni­quer sans par­ler.” Chaque par­ti­ci­pant pré­sente sa propre approche par rap­port à ce thème, pro­po­sé par Blan­dine, du blog Familles connec­tées qui ouvre le bal avec son article Soma­ti­sa­tions, ce que les mala­dies des enfants nous révèlent.

Votre ado ne vous parle plus, mais il communique

Le che­min vers l’a­do­les­cence passe par des moments dif­fi­ciles. Des moments où il vous semble qu’il est impos­sible de com­mu­ni­quer avec votre ado.

Ou plu­tôt si, votre ado vous parle, mais d’une manière non-ver­bale. En l’ob­ser­vant d’un peu plus près, vous consta­te­rez que :

  • Votre ado tourne en rond.Vous avez même l’im­pres­sion qu’il va creu­ser une piste autour de la table du salon.
    (déco­dage : votre ado cherche une occu­pa­tion).
  • Votre ado lève les yeux au ciel ou vous regarde de tra­vers
    (déco­dage : vous avez osé exer­cé votre fonc­tion édu­ca­tive parentale).
  • Votre ado grogne
    (déco­dage : votre ado ne trouve pas les mots pour dire ce qu’il a à dire, ou il n’a rien à dire).
  • Votre ado fait la tête
    (déco­dage : votre ado a un sou­ci mais il ne veut pas vous en par­ler).
  • Votre ado a tou­jours sa capuche sur la tête
    (déco­dage : c’est sa manière de s’i­so­ler dans son monde).
  • Votre ado fait du bruit avec sa bouche
    (déco­dage : c’est très ten­dance même si cela vous agace, c’est dubeat box”).
  • Votre ado sou­pire
    (déco­dage : votre ado s’en­nuie).
  • Votre ado s’as­soit en tra­vers de sa chaise, il s’ac­crou­pit plus qu’il ne s’as­soit
    (déco­dage : votre ado se moque éper­du­ment des pro­blèmes de dos qu’il pour­ra avoir plus tard, car pen­ser à l’a­ve­nir, c’est être vieux).
  • Votre ado vous cherche du regard dans les repas de famille inter­mi­nables
    (déco­dage : votre ado vou­drait tel­le­ment être ailleurs).
  • Votre ado a des gestes brusques qui vous stressent
    (déco­dage : votre ado n’en a pas for­cé­ment conscience).
  • Votre ado sou­rit (déco­dage : votre ado est heu­reux).
  • Votre ado ges­ti­cule dans tous les sens
    (déco­dage : votre ado a besoin d’ap­pré­hen­der l’es­pace).
  • Votre ado chante
    (déco­dage : votre ado adore ce titre et l’a dans la tête).
  • Votre ado balance son sac à dos et son blou­son au milieu de l’en­trée
    (déco­dage : votre ado est pres­sé d’en finir avec sa jour­née de cours).

Ce que vous dites à votre ado sans lui parler

Vous aus­si, en tant que parent, pour com­mu­ni­quer avec votre ado, vous pou­vez employer le lan­gage non-verbal :

  • Vous vous asseyez près de lui quelques ins­tants sans rien lui deman­der, sans rien lui repro­cher : vous vous inté­res­sez à ce qu’il fait sans pour autant être intru­sif (des­sin, jeux vidéo).
  • Lais­sez traî­ner des livres, des revues, l’air de rien, si vous sou­hai­tez qu’il y jette un coup d’œil (par exemple, pro­gramme des colo­nies de vacances même s’il vous a décla­ré qu’il ne vou­lait pas y aller).
  • Vous lui lais­sez des mes­sages autres que “Je veux que tu aies vidé le lave-vais­selle avant que je rentre du tra­vail” à un endroit où vous êtes sûr qu’il le ver­ra, mais pas acces­sible aux copains qui débarquent à l’im­pro­viste. N’al­lez sur­tout pas lui mettre la honte.

N’al­lez pas croire que le lien est rom­pu, mais il faut quelques temps d’a­dap­ta­tion pour vous y faire 😉

Et vous parents, quelles sont les mes­sages non ver­baux que vous ren­voie votre ado, ou que vous lui envoyez ?

N’hé­si­tez pas à par­ta­ger vos remarques dans les com­men­taires ci-dessous !

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

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3 Commentaires 

  1. claire

    Pour quand des articles qui prennent aus­si­ben compte la souf­france et l usure des parents de subir quo­ti­dien­ne­ment ces atti­tudes (ici reduites au minima 🙂
    Et si on etait un peu plus moderne. Pour­quoi doit on accep­ter de subir. Car il s agit bien de cela. Aujourd’­hui nom­breux sont les parents qui, mal­gré le dia­logue, la patience, etc et depuis les pre­miers mois du galo­pin, craquent. Usés. Alors qu apres tant d années de bons et loyaux ser­vices, ils auraient bien besoin de souf­fler un peu.… Alors s affran­chir des gene­ra­lites et réflé­chir sur notre socie­té ne serait pas du luxe, une urgence oui. Dia­lo­guer à je l ai decou­vert, pour­tant adepte du dia­logue et de la joie, a ses limites. Il faut aus­si dire non. Et urgent d apprendre que le res­pect mutuel ne devrait pas dis­pa­raitre avec les mon­tées d hor­mones. Aujourd hui l ado le reste loooooong­temps. À 25 et + il s y com­plait. Dans l ado­les­cence c est pour ceux et celles que cela affecte un bouillon­ne­ment ou les seules per­sonnes à tenir la pas­soire sont les parents. Et de plus en plus iso­lés. Plu­tot que de leur tenir des dis­cours uni­la­te­raux il est essen­tiel de com­prendre aus­si leur detresse et leur fatigue à des moments de vie cru­ciaux, où fre­quellent, ils doivent faire face à des cham­bar­de­ments deli­cats ou et dou­lou­reux, comme la perte ou la mala­die de leurs propres parents, et leur besoins de se res­sour­cer de se retrou­ver apres tant d années à mettre leurs enfants en abso­lue prio­ri­té. Je gene­ra­lise bien sur.… Bien à vous

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    • Carole Levy

      Bon­jour Claire,
      Je vois à tra­vers votre mes­sage la souf­france des parents, à laquelle je ne suis pas étrangère.
      Il ne s’a­git pour autant pas de stig­ma­ti­ser les situa­tions car il faut trou­ver des solu­tions, par exemple à tra­vers ce type d’ou­tils : Le Temps d’Échange en Famille en 4 étapes
      Les parents sont par­fois iso­lés dans leurs pro­blé­ma­tiques avec leurs ados, coin­cés dans des dou­leurs de vie aux­quelles l’a­do n’at­tache pas ou peu d’importance.
      A ce moment-là il est impor­tant de s’a­dres­ser à un pro­fes­sion­nel pour se faire aider, ou de par­ta­ger dans des groupes de paroles.
      Et lâcher prise sur l’i­dée de la famille par­faite à laquelle nous aspi­rons tous.
      Bien à vous,
      Carole.

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  2. lms

    Chez nous ce serait plu­tôt votre ados a sans arrêt les écou­teurs dans les oreilles… il cherche a se mettre dans sa bulle je pense.

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