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p title= »< HTML >
title : null » data-popupalt-original-title= »null »>Toutes les situations de scarifications chez l’adolescent ne méritent pas la même inquiétude. Et pourtant, en tant que parents, elles nous bouleversent, et ne doivent pas être banalisées. La scarification fait partie des comportements emblématiques de cette tranche d’âge. Si vous êtes confronté à un ado qui se mutile, sachez que ce n’est pas un acte isolé. Elle concerne (au moins une fois) 4 à 10% des jeunes scolarisés d’environ 15 ans, les filles étant concernées de manière importante (70 à 97%).

Voici en six étapes comment les appréhender :

  • Un acte de soulagement.
  • Des risques infectieux.
  • La réaction des parents.
  • Des risques suicidaires et des pathologies psychiatriques associées.
  • L’adolescent et son geste.
  • La place des parents.

Un acte de soulagement

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title : null » data-popupalt-original-title= »null »>Pourquoi un ado se scarifie ? Pour l’adolescent, la scarification lui permet de soulager une tension, et lui permet « d’aller mieux » dans un moment de souffrance, de détresse morale intense.

« En me faisant cela, je sors du noir » .

Se scarifier est une conduite solitaire, intime, généralement destinée à rester cachée, mais souvent aussi avec un désir ambivalent d’être montrée, dans la réalité ou via les réseaux sociaux.

L’éclairage de la psychanalyse sur les scarifications souligne la dimension de « coupure symbolique du lien entre ses parents et lui, autrement dit son autonomisation » .

Mes ados, du moins à ma connaissance, n’ont pas recours à la scarification, mais quand ils ont par exemple recours à la violence ou l’auto-agression, en disant « Voilà, je me punis » , cela est parfois alarmant.

Scarifications chez l’adolescent : des risques infectieux

Si une scarification au bras superficielle ne laisse dans la plupart des cas qu’une fine cicatrice, le risque de complication infectieuse est présent pour les plaies plus profondes. Les germes en sont la cause.

La scarification avec une lame de rasoir est très courante. Si l’objet tranchant est partagé, il existe aussi un risque de transmission de maladies virales.

“Mon fils ou ma fille se scarifie” : comment vous, parents, pouvez l’aider ?

Découvrir que votre adolescent a une cuisse ou un bras scarifié déclenche une réaction émotionnelle forte. Une fois le calme revenu, voici ce que vous pouvez faire, au moment que vous jugerez opportun :

Aborder le sujet directement

« Je m’inquiète et je voudrais parler avec toi. Est-ce que tu te scarifies ?  » .

Dire que vous êtes là pour l’aider, non pour le juger

« Je ne vais pas te faire la morale. Si tu te scarifies, c’est que tu souffres. On aimerait se faire aider par un professionnel et t’emmener avec nous » .

Lui dire de ne pas avoir honte et de ne pas se sentir coupable de son acte

L’engager à vous montrer ses blessures si vous vous sentez capable de les voir :

« Ce qui est fait est fait. Je préfère regarder la réalité en face pour mieux l’affronter » .

L’aider à mettre des mots sur sa souffrance

« A quoi penses-tu en faisant cela ? Pourquoi le fais-tu ?  » .

Rester à l’écoute de sa souffrance

Ne pas tenter de lui expliquer qu’il n’a aucune raison d’être triste ou de s’inquiéter :

« Mais enfin, tu as tout pour être heureux !  » .

Ne pas lui demander s’il a fait cela pour faire comme les autres

La scarification est le reflet d’une souffrance intime et personnelle.

Ne pas lui faire promettre d’arrêter

Si votre adolescent se scarifie, c’est parce qu’il ne peut pas s’en empêcher. Un processus plus complexe qu’une promesse est à mettre en oeuvre pour l’aider.

Ne pas culpabiliser de ne pas savoir gérer seul vos difficultés

Quand vous avez de la fièvre, vous prenez un Doliprane, et en quelques heures ou quelques jours, vous recouvrez la santé.

Quand un problème de santé, qu’il soit physique ou psychologique, vous dépasse, quel mal y a-t-il à consulter un médecin, qui est formé pour cela et vous apportera son soutien et ses connaissances ?

Risques suicidaires et pathologies psychiatriques associées : une psychanalyse pour les scarifications ?

La probabilité des risques suicidaires augmente avec :

  • la prolongation du comportement dans le temps,
  • l’association à d’autres gestes auto agressifs (brûlures, coups),
  • la localisation des scarifications sur la poitrine, le cou, le visage.

La consultation médicale permet d’évaluer la gravité potentielle de la situation.

Lors d’un entretien confidentiel, sans les parents, le médecin rassure l’adolescent sur sa « normalité » , et lui présente ses difficultés comme des obstacles dans son développement.

Le médecin pourra aborder des thèmes tels que :

L’adolescent et son geste

La démarche d’un médecin décrite ci-dessus permet à l’adolescent de comprendre son geste, et de définir les circonstances, les moyens utilisés.

Elle permet aussi de savoir :

  • Qui est au courant ?
  • Est-ce la première fois, est-ce fréquent, est-ce une addiction ?

L’acte d’un adolescent qui se scarifie peut-être les conséquences d’un traumatisme lié à l’enfance ou un traumatisme récent (violence, maltraitance, abus sexuel, harcèlement), est également systématique.

Le médecin recherche aussi des troubles anxieux ou des éléments dépressifs.

La place des parents

Même s’il arrive que l’adolescent ne souhaite pas que ses parents soient informés, il est indispensable qu’ils soient reçus et écoutés par le médecin, pour les intégrer au projet de soins de leur ado. Il est important de ne pas enfermer l’adolescent dans l’étiquette « scarifications » , et de l’aider à chercher d’autres modes de fonctionnement et d’autres moyens de résoudre ses difficultés.

Et vous, qu’auriez-vous à conseiller à des parents ayant à faire face à leur ado ou leur enfant qui se scarifie ? N’hésitez pas à partager dans les commentaires.

Pour aller plus loin : « L’adolescence scarifiée »


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Autres Sources :  » La Discipline Positive pour les Adolescents « 


La discipline positive pour les adolescents: Accompagner et encourager nos ados avec fermeté et bienveillance (Poche)


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Crédits photographiques : Ulrike Mai.

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