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En tant que parent d’adolescent, tu es, c’est le moins qu’on puisse dire, en « formation continue » .
Quand un problème semble avoir été réglé, il ressurgit, ou cède sa place à une nouvelle forme de conflit, te laissant parfois dans un état d’épuisement mental et/ou physique.

C’est le cas pour moi … et je râle tout le temps sur mon ado, sur mon conjoint, sur le voisin, sur la caissière du Leader Price, etc. Enfin tout le temps, peut-être pas, mais pas mal quand même !

J’ai donc vu une fenêtre s’ouvrir quand j’ai commencé à suivre les ateliers : « J’arrête de râler sur mes enfants (et mon conjoint) » .

Je ne vais pas t’écrire dans le détail tout ce que ces ateliers enseignent, mais plutôt te partager les changements qu’ils ont induits dans ma vie de famille, ceci dès le départ.

Définition du verbe « râler »

Râler, c’est remplir au moins l’une des trois conditions suivantes quand je m’adresse à l’autre :

  • Le ton utilisé est agressif.
  • Le positionnement du corps ou les gestes sont accusateurs.
  • Les propos utilisés mélangent les « toujours» , les « jamais » , ou les « cent fois » .

Je croyais alors formuler mes demandes à mes ados sans « râler » …
Cependant, dans la semaine qui a suivi le premier atelier, je me suis retrouvée dans une situation qui m’a marquée :

J’expliquais à mes ados ce que j’attendais d’eux pour la suite de la soirée, en utilisant mes mains, comment dire … avec une grande « conviction » .
Mon fils aîné a alors mimé mes grands gestes. Ce n’était pas la première fois que cela arrivait, et j’avais alors tendance à « prendre la mouche » . Au lieu de cela, j’ai réalisé que mes grands gestes créaient un « décrochage » de sa part, et donc un refus de coopérer.

Pourquoi je râle

Nous râlons, tradition oblige, entre trente et soixante fois par jour. Râler donne pourtant le pouvoir à l’autre de nous satisfaire (ou pas).

C’est en détectant les causes profondes du fait de râler, que j’ai pu faire un premier pas vers le changement.

J’ai réfléchi à des situations qui me font râler sur mes ados, sur mon conjoint, et sur le fait d’être parent, et leurs causes profondes.

Situation 1 « Je râle sur mon ado » : il ne s’investit plus scolairement

Cause profonde : J’ai peur qu’il ne puisse pas s’assumer financièrement plus tard, et de ne pas être en mesure de le soutenir.

Situation 2 « Je râle sur mon ado » : il gesticule quand je lui parle

Cause profonde : Je pense qu’il me manque de respect, et qu’il manquera de respect aux autres en société.

Situation 3 « Je râle sur mon conjoint » : JOKER !

Situation 4 « Je râle sur le fait d’être parent » : j’ai trop de choses à gérer

Cause profonde : Je veux être parfaite et tout contrôler, car je ne pense pas être capable de gérer les imprévus.

Situation 5 « Je râle sur le fait d’être parent » : je ne reçois pas assez d’aide pour les tâches ménagères

Causes profondes :

  • Je ne sais pas demander sans râler de l’aide quand je suis fatiguée.
  • Je trouve que mes ados et mon conjoint devraient se rendre compte que j’ai besoin d’aide.
  • Je me sens enfermée dans le cliché de la femme qui fait tout à la maison.

JE ME SUIS APERCUE PAR CET EXERCICE QUE JE RÂLE PARCE QUE J’AI PEUR DE CE QUI POURRAIT ARRIVER

Les 5 distinctions indispensables pour arrêter de râler

Pourquoi arrêter de râler ? Tout simplement pour plus de plaisir en famille, et pour sortir d’éventuelles impasses.
Au préalable, il est nécessaire d’identifier tes « zones rouges », à savoir, les situations qui te mettent hors de toi, afin d’envisager d’autres possibilités.

Comme le disait Albert Einstein :

« La folie, c’est de se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent » .

Ensuite, il faut aller plus loin que tes besoins de base (accomplissement, estime, appartenance, sécurité, physiologiques) non satisfaits, et distinguer si « Je peux changer (ou pas) la situation » , avant de passer à l’action (ou pas).

Voici un schéma pour illustrer les 5 distinctions possibles :

La situation ne peut pas être changée

Tu peux lâcher prise, car râler ne va rien t’apporter.
Exemple : Les horaires du club de sport de ton ado ne t’arrangent pas dans ton organisation personnelle.

La situation peut être changée (Champagne !), elle dépend des autres, et tu passes à l’action

Tu communiques de manière à ce que cette situation puisse changer.
Exemple : Ton ado grignote dans les plats que tu viens de sortir du four, dès que tu as le dos tourné.

La situation peut être changée, elle dépend des autres, et tu ne passes pas à l’action

Tu ne te sens pas prêt à entrer dans une Communication Non Violente, et personne ne peut t’en blâmer, surtout pas toi.

La situation peut être changée (Youpi !), elle dépend de toi et tu passes à l’action

Tu détermines la manière dont tu vas passer à l’action.
Exemple : Pour avoir plus d’aide dans les tâches ménagères au quotidien, tu mets une musique entrainante pour les faire dans la bonne humeur.

La situation peut être changée, elle dépend de toi, et tu ne passes pas à l’action

Tu peux choisir de lâcher prise et de ne pas agir, du moins pour le moment.
Exemple : Tu ne t’es pas rendue à ta séance d’aquagym et tu le regrettes.

En effet, tu ne pourras pas changer sur tout, du jour au lendemain. Il faut donc choisir tes combats et avancer petit à petit.

En conclusion, si râler, c’est avoir quelque chose ou quelqu’un à haïr, il est d’abord nécessaire d’avoir plus de bienveillance envers soi-même, et accepter que le changement vienne de soi, et que même s’il ne parait pas évident au départ, ce changement se fera de plus en plus naturellement.

Et toi, quelles sont tes « zones rouges » , et leurs causes profondes associées ?
Que peux-tu y changer ?

N’hésite pas à partager dans les commentaires.

Crédits photographiques : Petra, Carole Yvel.

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