Parents : stop aux cris ! L’astuce

Crédits photo : Carole Levy, Ryan McGuire, Ben­ja­min Child, SplitShire

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Les cris des parents et des enfants rebondissent sur les murs

Chez vous, y a‑t-il des cris ?

Chez vous, je ne sais pas, mais chez moi, oui, il y a des cris. Par­fois beau­coup trop. Voire souvent 🙁 .

Vous avez juste envie de dire : stop aux cris (sans crier, bien sûr) …
Mon astuce pour y remé­dier se trouve en fin d’article.

photographie : Ryan McGuire
Hur­le­ments, cris, portes qui claquent…

Je crie : mon ado crie en retour. Vous criez : votre ado hurle et sort de la pièce en cla­quant la porte.
Vous vous deman­dez par quel miracle la vitre de la porte de la cui­sine ne s’est pas encore bri­sée.
« Dou­ce­ment avec la porte ! ».

Là, c’est moi qui ai crié 😉 . Pour­tant, cela était inutile, car mon ado n’a rien enten­du. Même s’il m’avait enten­due, il n’aurait pas cap­té l’information.

Donc, je réca­pi­tule : j’ai crié dans le vide, porte fer­mée (car cla­quée au préa­lable par mon ado), et mon cri a rebon­di sur les murs, et m’est reve­nu en pleine figure. Tel un boo­me­rang.

Après avoir crié, comment un parent se sent-il ?

Photo Carole Levy
Après les cris, com­ment se sent-on ?

Si vous êtes comme moi, vous res­sen­tez un mélange de colère, d’exas­pé­ra­tion, de dépit, et de décou­ra­ge­ment après avoir crié. Est-ce que cela ne fait pas un peu beau­coup ?

Pourquoi un parent ressent-il de la colère ?

Vous res­sen­tez de la colère car votre ado vous a éner­vé. A moins que vous n’ayez été éner­vé par autre chose avant même de lui avoir adres­sé la parole ? Vous ne savez plus trop. Bref, vous êtes en colère !

Pourquoi un parent ressent-il de l’exaspération ?

C’est tou­jours le même scé­na­rio : on prend les mêmes et on recom­mence. Il n’y a pas moyen de se par­ler cal­me­ment dans cette mai­son. Cela vous met dans un état de ten­sion per­ma­nent.

Pourquoi un parent ressent-il du dépit ?

Vous mesu­rez votre impuis­sance. Rien ne se passe comme il fau­drait, comme vous vou­driez. Même si ce dépit ne dure pas, cette sen­sa­tion, répé­ti­tive, est usante et vous épuise.

Pourquoi un parent ressent-il du découragement ?

Cette accu­mu­la­tion de sen­ti­ments néga­tifs a enta­mé une grosse par­tie de votre capi­tal éner­gie de la jour­née, ou du peu qu’il vous res­tait ce soir en ren­trant. Vous n’avez plus assez de force pour faire face à cette nou­velle crise.
Vous ne voyez pas com­ment évi­ter ce genre de situa­tions, vous n’avez pour­tant pas l’impression de deman­der la Lune à votre ado.

Après avoir hurlé, comment votre ado se sent-il ?

Saviez-vous que votre ado res­sen­tait au même ins­tant les mêmes émo­tions que vous ? Curieu­se­ment, ces émo­tions n’ont pas for­cé­ment les mêmes sources que les vôtres. Votre ado a même droit à un bonus d’émotions néga­tives. Lisez ce qui suit …

Photo : SplitShire
Com­ment votre ado se sent-il après avoir hurlé ?

Pourquoi votre ado ressent-il de la colère ?

Votre ado res­sent de la colère tout sim­ple­ment parce que vous lui avez “crié des­sus”.

Pourquoi votre ado ressent-il de l’exaspération ?

Votre ado est exas­pé­ré car il a l’im­pres­sion de ne pas pou­voir “en pla­cer une” sans que vous vous énerviez.

Pourquoi votre ado ressent-il du dépit ?

Votre ado aime­rait bien que vous ces­siez de lui “prendre la tête” pour tout et pour rien. Cela le fatigue.

Pourquoi votre ado ressent-il du découragement ?

La situa­tion se répète inlas­sa­ble­ment. Votre ado a l’impres­sion que cela ne chan­ge­ra jamais.
Comme annon­cé pré­cé­dem­ment, votre ado res­sent, en bonus, de l’incom­pré­hen­sion.

Pourquoi votre ado ressent-il de l’incompréhension ?

Votre ado ne com­prend pas que cela soit si grave de ne pas avoir sor­ti ses affaires de pis­cine de son sac, ou qu’il ait oublié de ran­ger son bol dans le lave-vaisselle.

Voulez-vous continuer à vivre dans cette atmosphère de cris ?

C’est clair, la réponse est NON. Voi­ci des pistes pour chan­ger la donne.

Comprenez l’origine de vos cris : première étape pour changer la donne dans votre relation parent-enfant

De nom­breuses rai­sons peuvent vous ame­ner à crier. En voi­ci quelques unes, par­mi les plus courantes …

Vous êtes stressé

Qui ne l’est pas ? C’est notre lot quotidien.

Vous pensez que votre enfant se moque de vous

Vous lui avez répé­té les consignes, encore et encore. S’il ne les pas sui­vies, vous pen­sez que c’est parce qu’il ne veut pas vous obéir.

Vous vous projetez dans l’avenir ou dans le passé et cela vous angoisse

La semaine pro­chaine, vous devez vous absen­ter plu­sieurs jours pour votre tra­vail, et vous allez retrou­ver la mai­son sens des­sus des­sous, comme la der­nière fois.

Vous avez eu une mauvaise journée

Face à des clients ver­sa­tiles, ou à un patron en désac­cord avec vos méthodes, vous su conte­nir votre ten­sion toute la jour­née . Et, vous aime­riez trou­ver un peu de récon­fort dans votre “home sweet home”.

Vous avez eu une excellente journée et votre ado tente de vous la gâcher

Vous vous sen­tez boos­té, car vous avez réso­lu de nom­breux pro­blèmes aujourd’­hui. Tout a été conforme à vos attentes, et il fau­drait que cela conti­nue à la maison.

Vous réagissez comme s’il y avait un danger grave et imminent

Comme il n’a pas encore pris sa douche, cela bou­le­verse votre plan­ning. Donc vous ne pour­rez pas faire ce qui était pré­vu ce week-end. Cela va mettre en péril votre vie 😉 .

Mettez-vous à la place de votre ado : deuxième étape pour changer la donne dans votre relation parent-enfant

Votre ado a eu une mauvaise journée

Chan­ger la donne dans votre rela­tion parent-ado

Votre ado a eu une mau­vaise jour­née, et il n’arrive pas à vous en par­ler. Son ami Adrien a déci­dé de ne plus lui adres­ser la parole. En plus, ses parents sont éner­vés alors qu’il pense n’avoir rien fait de mal (ou de grave en tous cas).

Votre ado a eu une journée géniale

Euh, non, ça c’est de la science fic­tion.
Un évé­ne­ment impor­tant pour votre ado a eu lieu dans la jour­née : il a reçu une invi­ta­tion pour le week-end pro­chain, pour une fête chez RomainIl veut vous en par­ler, mais vous l’engueulez parce ses chaus­sures ne sont pas ran­gées. Ne pou­vant pas par­ta­ger ce qui est impor­tant pour lui avec ses parents, votre ado­les­cent se sent frus­tré.

Votre ado ne comprend pas que vous vous énerviez

Ce que votre enfant ne com­prend pas, c’est pour­quoi ses parents s’é­nervent tout le temps, quoi qu’il fasse, ou qu’il ne fasse pas.

Votre ado en a marre des cris

Vous criez tout le temps (enfin, c’est ce qu’il pense, moi, je ne sais pas)Vous lui cas­sez les oreilles, et il s’en fiche que le lave-vais­selle ne soit pas vidé, alors qu’il est ren­tré depuis deux heures et qu’il aurait pu le faire.

Stoppez les cris progressivement : troisième étape pour changer la donne dans votre relation parent-enfant

Identifier les situations délicates : mon astuce

Crier, cela est utile pour pré­ve­nir d’une dan­ger immi­nent : “Pousse-toi ! Le vase en cris­tal de Mamie est en train de tom­ber !“
J’ai donc déci­dé de ne plus uti­li­ser les cris comme mode per­ma­nent de com­mu­ni­ca­tion. Pour me sou­te­nir, j’ai créé une affiche, que j’ai mise à dis­po­si­tion de mes ados, en l’ac­cro­chant sur le mur de la cui­sine. Cette affiche se trouve à un endroit stra­té­gique pour toute la famille : à côté du frigidaire.

Je trouve exa­gé­ré quand maman ou papa crient pour…

Le titre de l’af­fiche est : “JE TROUVE EXAGÉRÉ QUAND MAMAN OU PAPA CRIE(NT) POUR :”

Au début, j’ai été sur­prise de leurs anno­ta­tions.
Grâce à ce tableau, j’ai pu iden­ti­fier les situa­tions pour les­quelles, selon mes ados, les cris n’apportaient rien.

Je donne mon avis

Après tout, je leur avais don­né la parole. Et j’é­tais plu­tôt d’ac­cord avec leurs remarques.
Le Slo­gan en bas de page est : “JE DONNE MON AVIS”

Focalisez votre attention sur une ou deux situations délicates

Vous pou­vez y aller pro­gres­si­ve­ment. Enga­gez-vous par exemple auprès de votre ado, à ne plus crier pour une situa­tion don­née, pour les trois jours à venir. Un exemple : “ne plus crier quand il ne débar­rasse pas la table assez rapi­de­ment”.
Votre ado note­ra votre chan­ge­ment d’at­ti­tude, et sera plus enclin à faire des efforts pour prendre en compte vos besoins de parents.
Quand vos réac­tions sur cette situa­tion déli­cate se seront amé­lio­rées, mobi­li­sez vos efforts sur une autre situa­tion de la liste, pour les trois jours sui­vants.
Et ain­si de suite.

Mettez l’accent sur vos victoires de parents

Par­lez avec enthou­siasme avec votre ado, de votre satis­fac­tion d’a­voir sur­mon­té vos émo­tions néga­tives menant aux cris.
“Hey ! Je ne crie plus sur cinq situa­tions que tu as décrites, je suis trop contente !”

Acceptez les remarques de vos enfants avec humour

Un peu d’auto-déri­sion ne fait pas de mal. Il m’est en effet arri­vé de crier, car mon ado ne m’ai­dait pas à mon­ter les courses du garage, et à les ran­ger. Mais il pre­nait sa douche à ce moment-là 😉 .

Pour la petite histoire, la réaction de mes ados

Découverte de l’affiche “Maman et Papa crient”

Quand mon ado de onze ans a décou­vert l’af­fiche dans la cui­sine :
- C’est toi qui a fait ça ?
- Non, c’est le père Noël.
- Pour­quoi l’as-tu mise dans la cui­sine ?
- Je l’ai mise dans la cui­sine pour que nous puis­sions tous les quatre y accé­der faci­le­ment, tout en res­tant dis­crets.
- Où as-tu trou­vé ces fleurs et ces lettres ?
- Dans des maga­zines.
- Je n’ai pas d’idées.
- Cette affiche est à ta dis­po­si­tion. Tu peux écrire tes idées quand tu en as, si tu en as envie.

Mon ado met son grain de sel

Quand il a décou­vert le tableau, mon ado de treize ans y a pla­cé des tirets :
- Il n’y en a que huit. On met­tra des colonnes, ça va dépas­ser.
- S’il n’y a plus de place, j’a­jou­te­rai des feuilles blanches.
- Tu ne vas pas recom­men­cer la feuille à chaque fois.
- C’est effec­ti­ve­ment inutile.

Un trait d’humour entre parents et enfants

L’un des deux fran­gins m’a deman­dé d’ac­cro­cher une autre affiche, sur laquelle il pour­rait écrire ce qui l’énerve chez son frère. Je lui ai donc deman­dé de s’en char­ger et de l’af­fi­cher, ce à quoi il m’a répon­du non­cha­lam­ment : “Fina­le­ment, non. Il y aurait trop à écrire”.

Les remarques écrites par mes ados sur leurs parents

“STOP aux cris” : les remarques écrites de mes ados

JE TROUVE EXAGÉRÉ QUAND MAMAN OU PAPA CRIE(NT) QUAND :
- je ne fais pas bien quelque chose ou que je fais l’in­verse si j’ai mal enten­du.
- je m’ap­puie sur l’é­ta­gère de la cui­sine.
- Maman me demande un truc et que je lui demande “Pour­quoi ?”
- je demande “Est-ce qu’on peut pas­ser à table ?”
- je cri­tique “Un dîner presque par­fait” ou quand je fais des com­men­taires devant la télé­vi­sion.
- Parce qu’on joue tran­quille­ment.
- je demande s’il reste des “bur­ri­tos”.
- on n’a pas encore débar­ras­sé la table.
- je suis cen­sé ran­ger les courses alors que je suis en train de me dou­cher.
- on ne s’es­suie “pas assez bien” les mains.

Et vous, allez-vous accrocher une affiche “Stop aux cris” sur le mur de votre cuisine ?

Libre à vous de lais­ser dans les com­men­taires, des pistes sur les­quelles “tra­vailler” pour évi­ter les cris entre parents et enfants 😉 .
Mer­ci pour votre participation !

Bienvenue sur Adolescence Positive !

Photo de Carole Levy

Vous êtes parent, édu­ca­teur ou ani­ma­teur. Vous vous inté­res­sez par­ti­cu­liè­re­ment à la période de l’a­do­les­cence… Vous êtes au bon endroit !

Je m’ap­pelle Carole Levy et je par­tage avec vous mes appren­tis­sages, mes expé­riences et mes connais­sances.

Pour savoir pour­quoi et com­ment, je vous l’ex­plique dans “A pro­pos.”

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6 Commentaires 

  1. Nl

    Bon­jour je crie presque chaque soir sur mon ado pour une seule et unique rai­son : pour qu’il arrête de jouer à la console et des­cende man­ger. Ça n’est plus pos­sible, je suis épui­sé et comme vous l’ex­pli­quez, je me sens dépas­sée, inca­pable. Je pré­cise que j’e­leve seule, je n’ai donc plus de relai pater­nel pour prendre la relève lorsque je sens que je vais cra­quer, et hur­ler. Je suis tiraillée entre mon atti­tude natu­relle, assez tolé­rante (après tout s’il veut jouer…) Et tous les mes­sages édu­ca­tifs, les injonc­tions et croyances que j’en­tends par­tout… (Le repas DOIT de faire en famille, les parents DOIVENT poser des limites aux ados sinon ils devien­dront des adultes irres­pon­sables, les adultes DOIVENT mon­trer l’exemple et gar­der leur calme…). Je lis aus­si bcp que si mon fils a du mal à décro­cher de sa console c’est de ma faute de toute façon, soit parce que je l’ai mal édu­qué soit parce que c’est moi qui lui ai ache­té (après tout j’a­vais qu’à lui ache­ter un vélo…)
    , Voire même, parce que je ne passe pas assez de temps avec lui.
    Mais votre approche est dif­fé­rente, elle ne me fait pas culpa­bi­li­ser, elle ne se situe pas sur la morale ou sur le modèle de parents par­faits qui n’existent pas… Elle n’es­saye pas, si je com­prends, de faire chan­ger le fond car il ne chan­ge­ra hélas pas, mais de trou­ver com­ment l’a­mé­na­ger et vivre avec. J’ai des défauts, mon fils à des défauts. La colère fait par­tie de nos per­son­na­li­tés, j’ai beau faire bcp de médi­ta­tion elle ne par­ti­ra jamais. Mais nous avons aus­si des qua­li­tés, comme la créa­ti­vi­té, la curio­si­té, la bien­veillance, sur les­quelles je pense pou­voir m’ap­puyer. Et essayer de positiver…
    Merci

    Répondre
    • Carole Levy

      Bon­jour,
      Mer­ci pour votre témoi­gnage sur mon approche, cela me fait très plaisir !
      En effet, il est très dif­fi­cile de ne pas culpa­bi­li­ser, car nous vou­lons tous ce qu’il y a de mieux pour notre famille.
      Quelques petites choses sur les­quelles je ne suis pas d’ac­cord avec vous :
      * ” … cette démarche n’es­saye pas de faire chan­ger le fond, car il ne chan­ge­ra pas, hélas” : Le “hélas” me gêne. D’au­tant plus que je crois que le fond change car nous le per­ce­vons dif­fé­rem­ment. Du coup, les choses évoluent.
      * “j’ai beau faire beau­coup de médi­ta­tion, la colère ne par­ti­ra jamais” : je ne suis pas d’ac­cord avec le “jamais”. La colère peut elle aus­si aller voir ailleurs, si ça lui chante. Ou déci­der de res­ter sans vous faire de mal, en se fai­sant toute petite.
      Il se peut aus­si que la médi­ta­tion ne soit pas votre tasse de thé. Vous pou­vez essayer d’autres méthodes, comme la sophro­lo­gie, que per­son­nel­le­ment j’ap­pré­cie beaucoup.

      A bien­tôt sur Ado­les­cence Positive.

      Carole.

      Répondre
  2. Carole Levy

    Mer­ci Silvia,
    Si ta fille se couche à 22 heures et qu’elle se lève fraiche et dis­pose le len­de­main pour aller en cours, pour­quoi pas ?
    Il est très impor­tant de ne pas ter­mi­ner sa jour­née par un rituel du conflit.
    Je te conseille mon article : Convaincre votre enfant de se cou­cher : une idée simple et effi­cace, que tu pour­ras adap­ter à ton quotidien.
    Carole.

    Répondre
  3. Silvia

    Très chouette article. Moi, je n’ai tou­jours pas trou­vé com­ment faire en sorte que mon ado (râble) fille se couche et éteigne la lumière vers 22h .…. Si tu as un truc .… Merci !

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    • Carole Levy

      Bon­jour Silvia,

      Mer­ci pour ton retour.
      Ne plus crier au moment du cou­cher est aus­si une bonne astuce pour un cou­cher serein.
      Si ta fille est en forme le len­de­main matin, dif­fi­cile de la convaincre de se cou­cher avant 22h, sur­tout que la sécré­tion de la méla­to­nine, qui nous donne envie de dor­mir, se décale à l’adolescence.
      Je pro­pose à mon fils des acti­vi­tés calmes et sur­tout zéro écran après le repas. Je sais, c’est très difficile …
      A bien­tôt sur Ado­les­cence Positive,

      Carole.

      Répondre

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