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En tant que parents d’adolescents, nous sommes concernés par différentes limites :

  • les limites émotionnelles,
  • les limites physiques,
  • les limites matérielles,
  • les limites intellectuelles,
  • et bien d’autres encore.

Et votre ado a tendance à pousser les limites.

Cet article est ma participation à l’événement inter-blogueur « Forme Vitalité Bien-être » du mois, dont le thème « Dépasser ses limites » est proposé par Amandine, du blog « La vie de mes rêves » . Amandine a choisi de nous parler d’Alexy Berthet avec l’article « Comment le sport nous aide à dépasser nos limites » .

Quant à moi, j’ai choisi de vous parler des limites émotionnelles, physiques, et matérielles.

Pousser les limites émotionnelles

L’adolescence est un bain émotionnel. Votre adolescent oscille en permanence entre des états tels que : « Super ! Tout va bien, je m’éclate à fond… » et des états tels que : « Ah ! La vie est nulle, j’en peux plus, je m’ennuie » .

Ces états alternent de manière imprévisible tout au long de la journée, de la semaine, de l’année. C’est complètement épuisant ! C’est épuisant pour vous, c’est épuisant pour votre adolescent.

Les années passant, je me suis bien rendue compte de la difficulté de gérer les fortes émotions liées à l’éducation des enfants qui deviennent adolescents (voir article « Comment réagir face aux émotions extrêmes de votre adolescent » ).

Quand les parents apprennent à leurs enfants à réfléchir sur ce qui leur arrive, à faire preuve de libre arbitre, ils sont forcément plus facilement remis en cause ou contredits quand vient l’adolescence.

Si vous avez appris à votre enfant à s’exprimer et à dire avec bienveillance : « Non je ne suis pas d’accord, je vois les choses autrement parce que je ressens les choses différemment, et je vais t’expliquer pourquoi » , vous êtes plutôt fier de lui quand ce discours s’adresse à une personne de votre entourage. Quand votre ado n’est plus d’accord avec vous, et qu’il l’exprime de manière plus ou moins violente, cela devient plus compliqué…

En tant que parents, nous subissons aussi de plein fouet ce vagabondage d’émotions de nos enfants, de notre entourage, de la surcharge d’informations. Tout doit aller très vite. Nous devons réagir immédiatement, nous devons « twitter » , « liker » sur Facebook et YouTube, « Instagramer » , « Snapchater » , « Pinterester » , « Periscoper « , et tant d’autres …
Moi, j’ai du mal avec tout cela.

J’essaie de me motiver à la pratique de la méditation pleine consciente. Si je n’y arrive pas encore, c’est justement parce que je me laisse submerger par mes émotions, je les mélange je les entasse. J’ai dû m’auto-convaincre car j’étais plutôt une adepte d’activités sportives dites « toniques« comme le step, l’aérobic, le basket-ball, etc.
J’ai envie de faire autre chose de toutes ces émotions, de tout ce fatras d’émotions. J’ai décidé d’agir pour gérer ce flux incessant.
Je repousse mes limites émotionnelles car je n’ai pas tellement le choix :

  • Soit j’envenime les conflits avec mon ado : je lui réponds sans l’écouter, je m’énerve, j’impose mes règles en criant, en punissant.
  • Soit je prends du recul et de la hauteur par rapport à mes émotions qui me submergent : j’aide mon ado, mais aussi moi-même, à y voir plus clair et à mieux vivre l’instant présent.

Je souhaite enseigner à mes adolescents que le bien-être allié à la conscience de ce bien-être EST le bonheur.
Le bonheur alterne avec les moments de douleur ou d’indifférence. Il faut apprendre à reconnaître ces moments de bien-être pour les transformer en moments de bonheur.

Pousser les limites physiques

J’avoue ne plus faire beaucoup de sport depuis quelques années. Je n’ai pas de justifications valables, j’ai beaucoup de mauvaises et de bonnes raisons.
La fatigue, les années … Cela devient de plus en plus compliqué de se bouger et de ne pas être fatigué, et de ne pas être contrarié justement par cette fatigue.

Mais à un moment, votre corps vous interpelle : »Cela ne va pas du tout, je ne suis pas d’accord, j’ai mal et je te le dis » .
Et ce n’est pas censé s’améliorer avec le temps :
« Si tu ne fais rien, cela va même empirer, donc prends toi en mains ! » .

C’est un cap assez difficile, mais on peut repousser ses limites physiques en tant que parents. Après tout, nous vivons avec des jeunes en pleine possession de leurs capacités physiques, qui sont plutôt demandeurs. J’ai deux garçons d’âge rapproché, l’ambiance est assez »tonique » à la maison.

Faire du sport avec votre ado, ou faire du sport pour lui montrer l’exemple, est une une grande ouverture vers un mieux-être pour lui et pour vous-même.
Comme je vous le racontais dans l’article « Élever son adolescent avec simplicité« , j’envisageais de partir pour les vacances d’automne à quelques centaines de kilomètres, afin de changer d’environnement et tous nous sentir mieux. C’est bien beau, mais »partir » n’est possible que quelques semaines par an. L’idéal est de se sentir bien chez soi dans son environnement habituel.
Avoir des jours de congés facilite l’organisation d’activités un peu plus « groove » , mais il faut se prendre en mains.

Ce n’est pas facile, surtout quand votre ado refuse de vous accompagner. A partir d’un certain âge, il sort avec ses copains, il souhaite faire ce qu’il veut quand il veut. Vous pouvez difficilement lui dire « Viens faire un tour avec moi » .
Tout dépend du type de relation que vous avez avec lui. Certains parents disent « C’est obligé, tu viens avec moi « , ou : « C’est obligé, tu le fais quand même » .
En ce qui me concerne, j’aime bien l’aspect défi. Je dis à mon fils : « Tu ne veux pas venir jouer au badminton avec moi … Je comprends, tu as trop peur que je te mette la pâtée » .

Quand même, il aime moyennement … et il vient. Il est un peu surpris que sa mère, malgré ses kilos en trop et l’approche de la cinquantaine, ne se débrouille pas trop mal.
Je vous avoue que pour la suite de la journée, il est en pleine forme alors que je suis un peu fatiguée … mais j’essaie de repousser mes limites physiques avec l’objectif de me sentir mieux, de dormir mieux.

Pousser les limites matérielles

Je ne vais pas m’étendre sur les limites matérielles, car je pense leur consacrer ultérieurement un article complet.
Certains jeunes désirent de nombreux biens matériels, des jeans de grande marque au Smartphone dernier modèle.

Je n’ai pas trop ce problème avec mes enfants. Je me souviens de cette explication donnée dans un magasin de sport, à mon fils aîné alors âgé d’environ huit ans :
« C’est simple : soit je t’achète le survêtement à 45 euros avec les trois raies sur le côté et tu n’as que le pantalon, soit tu prends l’autre à 15 euros sans les trois raies sur le côté, tu peux aussi avoir la veste avec, et il reste assez d’argent pour acheter un livre ou un petit jeu … C’est toi qui vois  » .
Mon fils n’a pas choisi le survêtement à 45 euros.
J’ai quand même ajouté : « Si tu tombes en jouant au football dans la cour et que tu l’accroches, il est fichu, et le tu ne l’as plus. Tandis que le livre ou le jeu tu l’as pour toujours  » .

C’est une question de mode. Moi, je ne suis pas non plus à fond dans les marques, ni mon mari. Toujours la valeur de l’exemple

Une opportunité pour vous sentir mieux

Votre ado pousse vos limites, à vous d’en faire une opportunité pour vous sentir mieux.
Qu’entendez-vous par « pousser les limites » ?
S’agit-il de limites vers le haut, vers le bas, sur les côtés ?

Au lieu de parler de limites, je préfère parler de « cadre » , mais un cadre non fermé hermétiquement, et mobile.

Pourquoi un cadre ?
Un « cadre » a une connotation artistique. Cela me renvoie à des symboles esthétiques, et me donne un sentiment d’espace, d’ouverture à la créativité. Dans cet espace, il est possible de se mouvoir, de s’exprimer, de dialoguer, de réfléchir.

Je vous relate une conversation récente avec mon fils de douze ans :
Ado : « Pour me sentir mieux, je réfléchis  » .
Parent : « Pour me sentir mieux, je fais des étirements pour diminuer mon mal de dos  » .
Ado : « Moi, cela ne me fait pas me sentir mieux. Ce qui me fait me sentir mieux, c’est réfléchir  » .
Parent : « A quoi réfléchis-tu ?  » .
Ado : « A ce que je fais, comment je peux l’améliorer, comment je peux faire les choses différemment, comment je peux créer des choses  » .

J’ai trouvé cette conversation plutôt intéressante.

Si votre ado pousse les limites, c’est important qu’il reste dans le cadre. En dehors du cadre, se trouve ce que vous ne pouvez accepter en tant que parent.

Par exemple, dans notre cadre familial, l’inacceptable est l’incivilité, la violence verbale ou physique, le dénigrement systématique
Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours, mais je souhaite apprendre certaines choses à mes enfants :

  • On ne dénigre pas systématiquement, on ne se moque pas.
  • On essaye de se mettre à place des autres personnes afin de comprendre pourquoi elles agissent de manière déplaisante.

Il y a toujours des raisons, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Ces raisons découlent d’événements, dont nous n’avons pas forcément connaissance.
C’est une manière de pousser ses limites intellectuelles, réfléchir.

« Pousser ses limites  » n’est pas évident.

Cela me fait penser à l’émission de radio hebdomadaire de Gérard Lefort et Marie Colman qui passait sur France Inter dans les années 90 : « Passé les bornes, y’a plus de limites  » .
Dépasser ses limites n’est pas forcément délirant. On reste dans le cadre, on s’adapte au cadre, on adapte le cadre à nos besoins et à nos valeurs.
C’est ce que j’ai envie de retenir : adapter le cadre à nos besoins et à nos valeurs.

Et pour vous, que signifie repousser vos limites avec votre enfant ?
Une situation vous a-t-elle fait repousser vos limites et cela vous a-t-il fait du bien ?
Merci de partager votre expérience dans les commentaires.

Crédits photographiques : Ryan Mc Guire

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